La reconnaissance de parcours

 

        Si vous faites un bon parcours à pied, vous ferez un meilleur parcours à cheval. Arpentez la piste avec le plus grand sérieux.

        Dans une épreuve de saut d'obstacle, chaque concurrent doit exécuter le parcours selon le tracé déterminé par le chef de piste et sauter les obstacles dans un ordre précis. Un obstacle sauté à l'envers, un parcours dans le désordre et c'est l'élimination. Si le concurrent est obligé de faire une boucle pour reprendre le parcours dans le bon ordre. Il est pénalisé de trois points. Dans les épreuves chronométrées, seule une parfaite connaissance du parcours permet de faire un bon temps sans bousculer le cheval. En dehors des pénalités encourues, une connaissance insuffisante du parcours suffit à stresser le cavalier et à lui faire perdre une partie de ses moyens. En outre, la reconnaissance de parcours permet de découvrir chaque obstacle, de jauger la qualité du terrain, d'envisager les difficultés et la meilleure façon de les affronter.

        Le plan de chaque épreuve est obligatoirement affiché avant l'épreuve et avant la reconnaissance de parcours dans un endroit où les cavaliers peuvent aisément le consulter. En arrivant sur le terrain, la première préoccupation du cavalier, une fois que son cheval est descendu du camion et a été correctement installé, est de consulter l'ordre de passage des concurrents et le plan du parcours. Ne vous contentez pas d'y jeter un oeil : vous devez littéralement l'apprendre par coeur. Ensuite, regardez le terrain et faites le parcours mentalement, plusieurs fois : 1 l'oxer, 2 les palanques, on tourne à gauche, 3 le double....

        Tant que la cloche du jury annonçant le début de la reconnaissance de parcours n'a pas sonné, vous n'avez pas le droit de pénétrer sur le terrain, faute de quoi vous seriez éliminé. Mais cela ne vous empêche pas de vous faire une idée d'un certain nombres d'éléments. La taille de la piste détermine la nature du parcours : sur un terrain petit, les distances sont réduites, les tournants serrés. Un très grand terrain, au contraire, où les obstacles semblent éloignés les uns les autres, incite le cheval à s'ouvrir : il risque de faire des barres. Observer le sol : c'est le moment de se demander s'il faut cramponner ou non.

        Concentrez-vous respirez profondément pour évacuer le stress et clarifier votre esprit, essayez d'écarter les pensées inutiles qui encombrent votre cerveau. Efforcez-vous d'être seul pour le premier tour de piste afin de faire connaissance avec les obstacles et de vous faire une idée du tracé. Abordez ce parcours dans un esprit positif. Ne dites pas : "Cet oxer est énorme" mais "Voici un gros oxer. En l'abordant de telle façon, j'arriverai à le franchir". C'est une technique mentale efficace.

        Faites un second tour de piste plus technique. Si vous êtes avec votre entraîneur, c'est le moment d'écouter ses conseils avec attention. Adaptez-les à vous et à votre monture. Si vous êtes seul, rassemblez toutes vos connaissances et réfléchissez à la meilleure façon d'aborder chaque obstacle, de négocier chaque tournant. Observez attentivement la nature du sol aux endroits stratégiques (appel, réception, tournants) et essayez de calculer les foulées dans les combinaisons. Écouter les commentaires des bons cavaliers est une bonne idée si vous savez faire la part des choses : vous ne possédez ni leur technique, ni leur monture. Lorsque la cloche sonne pour la seconde fois, évacuez la piste. Isolez-vous et repassez-vous mentalement le film de votre parcours.