
Le principal défaut des obstacles de cross est leur solidité : eux ne tombent jamais ! Un saut un peu "grand" qui coûte une barre en concours hippique peut vous envoyer à l'hôpital sur un cross.
La vitesse est la principale cause des chutes en cross ; afin d'éviter une pénalité pour temps dépassé, les cavaliers cherchent à gagner du temps, à la fois en soutenant un bon train entre les obstacles, en les franchissant vite et en prenant les options les plus rapides qui sont rarement les plus faciles. De nombreux professionnels demandent une modification du règlement qui réduirait les pénalités encourues pour dépassement du temps, ce qui inciterait les cavaliers à se montrer plus raisonnables.
Un cross, même bien conçu, peut devenir dangereux si les intempéries s'en mêlent dans un terrain détrempé, glissant, trop profond, les chevaux glissent ou s'enlisent. Ils s'épuisent à galoper en "s'arrachant" du sol à chaque foulée. L'abord et la réception des obstacles se transforment en fondrières. Dans ces circonstances, chutes et accidents musculaires et tendineux sont à craindre. Un soleil de plomb peut également provoquer des accidents : la chaleur éprouve les concurrents, qui n'ont plus leur ressort habituel.
Il est naturellement très dangereux de s'engager pour un concours complet pour lequel on est insuffisamment préparé. Le cavalier doit se préparer sérieusement sur le plan technique et aborder les compétitions progressivement, sans chercher à accéder trop rapidement au niveau supérieur. Les erreurs de jugement et les fautes d'équilibre peuvent être fatales sur un parcours de cross. De même, il est suicidaire d'engager dans une épreuve un cheval qui n'en a pas les moyens, qui n'a pas été correctement entraîné ou qui n'est pas au mieux de sa forme.
En cas de chute, il faut savoir bien réagir. Laissez-vous tomber, mais avec dynamisme !
Comment bien tomber ?
Quand les choses tournent mal, mieux vaut accepter de tomber et faire une chute volontaire qui vous emmène loin des pieds du cheval. Les cavaliers qui se crispent, cherchent à s'accrocher, heurtent souvent durement le sol et s'exposent à le toucher trop près de leur monture. Une fois au sol, si vous êtes indemne, relevez-vous aussi vite que possible. Si vous êtes souffrant, immobilisez-vous, si possible dans une position de sécurité, enroulé sur vous-même, bras et jambes repliés.
Si vous sentez que le cheval va tomber, essayez de profiter du mouvement pour que votre chute vous entraîne aussi loin que possible de lui. Quand vous touchez le sol, efforcez-vous de rouler ou de vous relever pour vous éloigner de votre monture. Lorsque le cheval se relève, rattrapez-le. Examinez-le soigneusement et faites-lui faire quelques pas pour vous assurer qu'il n'est pas blessé et qu'il ne souffre pas de traumatismes internes. S'il va bien, remontez en selle et terminez le parcours tranquillement ou sautez un obstacle avant d'abandonner.